- Il n'a pas encore un an, son père Léon SMET descend chercher des cigarettes, mais ne reviendra pas...
- Sa cousine Desta raconte dans son livre : A 5 ans il voulait déjà être chanteur, il avait déjà son répertoire, composé du « petit Cheval blanc », des « cavaliers du ciel », de « Davy Crockett », et de « L'abeille et le Papillon » même si Johnny lui, n'en a que des souvenir confus...
- A 10 ans, Johnny est officiellement « un enfant de la balle »,le premier « tour d'Europe » est effectué, il a déjà parcouru la Belgique, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Suède, le Danemark, l'Angleterre.. et il parle déjà presque couramment 3 langues...
- A 10 ans toujours, sa tante lui offre un violon, que Johnny s'empresse d'échanger contre une nouvelle guitare, il quitte aussi les cours de danse classique, sûrement pas assez Rock'n'roll...
- A 11 ans, il a déjà survécu à 2 accidents de voitures, et à l'absorption de produits détergents...
- En 1954, à 11 ans, il figure dans le film « Les diaboliques » de Clouzot, aux côtés de Michel Serrault, Simone Signoret et Michel Galabru.
- Toujours en 1954, il fait sa première apparition à la télé, et en direct ! Il interprète, et sans fausse note, « Les plaines du Far West »... à cette époque, G Brassens et J. Brel se rapproche déjà de lui...
- Toujours dans cette époque, Maurice Chevalier lui donne un précieux conseil :
« Petit, tu soignes ton entrée et ta sortie de scène, et entre les deux, tu chantes... » Tout aux long de sa carrière il suivra ce précieux conseil, en y ajoutant sa touche personnelle, qui pourrait se résumerait ainsi : toujours plus grand...
- En 1955, à douze ans, l'heure de gloire approche, à Hanovre, les Halliday's confient au petit le soin « d'occuper » le public pendant le changement de costume, dans la foulée, Johnny enchaînera ses quatre titres de gosse : «Le petit Cheval blanc » «Les cavaliers du ciel »« Davy Crockett » et « L'abeille et le Papillon », surprise incroyable, pour sa 1 ère vrai scène, le public effectue un rappel ! Dont Johnny ne serait se priver, il joue à la guitare la musique du film « Jeux interdit ». Après ce « tour de chant », il ira au bar recevoir son 1er salaire! Un coca-cola bien frais...
- 1956, « Mesdames et messieurs, il n'a que treize ans, mais vous allez l'adorer, voici...Johnny Halliday ! » (Halliday avec un I s'il vous plait)
Dans un costume de Cow-boy, c'est enfin le 1er contrat ! À l'Atlantic Palace de Copenhague...
A la première représentation, 1er vrai problème scénique, le trac...accompagné de ses trous noirs, le vide absolu, l'envie de pleurer, le mal de ventre... puis la réflexion, dans sa tête martèlent les paroles de Desta : « Plutôt crever que d'arrêter ...» Johnny se lance, et contre toute attente, les gens applaudissent, et en redemande...Et ce pendant 3 semaines !
A la fin de ce contrat, et le jour de ces treize ans (le 13 juin 1956), le directeur du Palace lui remet son cachet, avec fierté, il s'empresse de remettre l'enveloppe ainsi que les billets qu'elle contient, à sa tante, afin d'enfin participer au budget de la troupe, sa famille...
- En 1957, Lee l'emmène au cinéma voir « A l'est d'Eden » avec James Dean... Johnny est littéralement fasciné, Jimmy Dean deviendra un de ses modèles, il dévorera sans cesse ses 3 seuls films, avec « La fureur de vivre », « Géant ». Sa philosophie le fascine : « Vivre vite et mourir jeune pour faire un beau cadavre. » Johnny estime que son héro est venu pour lui « At the right time, At the right place » bref au bon moment, au bon endroit...
- La même année, Johnny se promène et passe devant un cinéma de quartier où trône une affiche sur laquelle on voit un gars, habillé en Cow-boy, persuadé qu'il s'agit d'un western, il s'achète un ticket... Puis il voit dans ce film, un certain Elvis qui chante « Hount dog », les frissons laissent sitôt place au déclic, à l'envie, il chantera du rock, c'est une évidence... Elvis lui montre la voie, il en est persuadé, un chanteur de Rock avec l'allure de James Dean peut tout exploser...
- Toujours en 58, avec la complicité sans faille de Lee, l'américain d'origine demande, à la volonté de Johnny, à ses parents d'envoyer tous les disques de rock qui sortent là-bas, à chaque réception de colis, Johnny apprend par c½ur tout les morceaux gravés sur ces galettes noires... Lee, devant tant d'engouement, offre à Johnny une nouvelle guitare, mais celle-ci est électrique... et l'emmène le samedi suivant dans une base américaine « le Shape » (mess des officiers), mais pas pour visiter, pour chanter !